Traffic d’animaux sur internet

Traffic d’animaux sur internet

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Le trafic d’animaux a pris encore plus d’ampleur avec Internet.

Petites annonces.

Présentes également sur la toile, les ventes d’animaux par petites annonces, au mépris du bien-être même de ces bêtes. Des éleveurs, non déclarés en dépit de ce qu’exige la loi, monnayent des portées de chiots ou de chatons dans l’opacité la plus complète : les animaux ne sont ni tatoués ni vaccinés, souvent retirés à leur mère avant le sevrage – ce qui peut entraîner de graves troubles de comportement – et parfois même importés des pays d’Europe de l’Est dans les conditions les plus sordides.
Le vendeur, lui, réalise au passage un bénéfice très important : selon Jean-Paul Billault, auteur d’une enquête diffusée sur France 2 il y a quelques mois, le prix de revente de l’animal est parfois trois fois supérieur à son prix d’achat. Ainsi, des milliers de chiens et de chats sont chaque jour mis sur ce marché virtuel où les contrôles sont, là-aussi, quasi inexistants. De l’aveu même des autorités, il est impossible de connaître avec précision le nombre d’animaux concernés par ce marché parallèle. « Le trafic d’animaux a pris encore plus d’ampleur avec Internet, explique le journaliste. Aujourd’hui, n’importe quel moteur de recherche peut vous faire remonter à un trafic qui commence en Bulgarie ou en Slovaquie ». Quant aux voies de recours dont peut bénéficier l’acheteur en cas de maladies de l’animal ou d’anomalies comportementales décelées, elles s’avèrent très réduites.

Chevaux de boucherie.

Chiens, chats, mais aussi équidés ! Récemment, un appel aux dons pour sauver 52 chevaux d’un abattoir belge mobilisaient les internautes et enflammaient les réseaux sociaux… alors que tout cela était faux ! Combien d’internautes victimes de cette supercherie ? Combien a-t-elle rapporté à ses auteurs ? Malheureusement impossible à déterminer. Laetitia Bos, présidente du CHEM (Centre d’Hébergement et de protection pour Equidés Maltraités), tire la sonnette d’alarme et dénonce les effets pervers de ce marché – très juteux – des chevaux de boucherie prétendument sauvés de la mort. « Depuis cinq ans, nous assistons à des ouvertures de pseudo associations dont la seule activité est le « sauvetage » d’équidés, explique la jeune femme. Pour cela, elles demandent des sommes allant jusqu’à 1 000 euros par animal, alors que celui-ci a été racheté à un maquignon pour une somme bien inférieure (400 euros maximum), puis revendu à des particuliers. »
Les bénéfices ainsi réalisés peuvent être substantiels et l’efficacité de ces sauvetages hypothétique : « Pour chaque équidé racheté, les donateurs – de bonne foi – ignorent qu’ils envoient un autre cheval plus tôt que prévu aux portes des abattoirs. En effet, le marchand n’arrête pas de travailler : quand on lui a racheté un cheval, il en acquiert un autre ! » précise Laëtitia Boss. Un cercle vicieux qui encourage et entretient un véritable commerce parallèle. De plus, aucun des équidés n’est stérilisé et leur reproduction est clairement encouragée. Une conception de la protection animale bien étrange : comment encourager cette reproduction alors que refuges et pensions sont déjà pleins à craquer, et que les animaux réellement en détresse sont si nombreux ?
On n’hésite pas à vous mentir …pour vous faire ouvrir votre portefeuille !

D’après Jean-Paul Billault, journaliste et relayé par un article de 30 millions d’amis.

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