La cyanobactérie

La cyanobactérie

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C’est une tueuse silencieuse et fort peu connue, elle frappe en été…

1. Que sont les cyanobactéries ?

Les cyanobactéries, également connues sous le nom d’algues bleues, sont des microorganismes de couleurs bleu-vert présentes dans le monde entier. Elles contaminent le plus souvent des eaux calmes et riches en nutriments (lacs, étangs, rivières…), durant l’été, explique l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

2. Peuvent-elles être toxiques pour les humains ?

Certaines cyanobactéries peuvent intoxiquer les humains et l’un des constats les plus anciens remonte à… 1000 ans en Chine ! Mais elles n’affectent pas toutes l’organisme de la même façon : certaines produisent des hépatotoxines, qui affectent le foie, d’autres des neurotoxines, qui touchent le système nerveux, ou encore des alcaloïdes toxiques, qui causent des symptômes gastro-intestinaux ou des maladies rénales… Oscillatoria etPhormidium, retrouvées dans le secteur de Chinon, sont connues pour produire neurotoxines et hépatotoxines.

3. Comment peut-on être contaminé et quels sont les symptômes ?

La contamination se fait par consommation de l’eau ou en s’y baignant, par contact avec la peau. Toutefois, « les effets les plus graves et les plus fréquents sur la santé sont dus à la consommation d’eau contenant des toxines ou à l’ingestion d’eau lors d’activités récréatives », précise l’OMS. C’est pourquoi les chiens sont des victimes potentielles, ceux-ci ont succombés à des troubles neurologiques, digestifs et/ou respiratoires très rapidement après s’être baigné ou avoir bu de l’eau contaminée. 

Les symptômes sont très divers : irritation cutanée, crampes d’estomac, vomissements, nausée, diarrhée, fièvre, angine, céphalées, douleurs musculaires et articulaires, vésicules autour de la bouche, atteinte hépatique… Les personnes qui nagent dans des eaux contaminées peuvent également avoir des réactions allergiques telles que l’asthme. De quoi brouiller les pistes pour identifier la cause de ces symptômes. Les enfants sont plus à risque que les adultes, notamment car ils boivent davantage d’eau quand ils se baignent. Selon les symptômes, les personnes infectées doivent subir des soins intensifs en milieu hospitalier. À ce jour, aucun cas d’intoxication humaine dû à ces microorganismes n’a été recensé (en France).

4. Peut-on en mourir ?

Oui, toutefois le nombre de décès identifiés est marginal. « Il n’y a pas de chiffres fiables en ce qui concerne le nombre de personnes touchées dans le monde et les seuls décès humains dus à des toxines cyanobactériennes, qui sont documentés et étayés par des preuves scientifiques, ont été causés par l’exposition durant une dialyse (eau contaminée insuffisamment traitée) », précise l’OMS.

Si le nombre de décès humains est marginal, en ce qui concerne les animaux, la presse relate un nombre élevé de décès de chiens et de chevaux chaque année.

5. Comment repérer une eau contaminée ?

Lorsqu’il y a forte prolifération de cyanobactéries dans l’eau, elles forment des fleurs d’eau, aussi appelées « blooms ». Ces fleurs d’eau peuvent ressembler à une soupe au brocoli, à une purée de pois ou à un déversement de peinture (écume). Elles sont souvent vertes ou turquoise. Ces fleurs d’eau représentent un danger particulier pour la santé du fait du contact important avec les toxines. De manière générale, mieux vaut éviter de se baigner dans les eaux peu profondes et stagnantes qui comporteraient un dépôt d’algues abondant ou de la mousse.

6. Conseils

Ne pas laisser les animaux boire ou se baigner, en particulier dans des eaux stagnantes, de tenir les chiens en laisse en bord de rivière, de ne pas consommer d’eau ou les poissons qui y ont été pêché et d’éviter pour les personnes le contact avec l’eau de rivière. De plus lors d’activités nautiques ( canoë, kayak…), il convient de faire preuve de vigilance: mieux vaut ne pas se baigner ou aborder, les endroits présentant des concentrations d’algues, et bien se laver en cas d’immersion accidentelle. 

                                                                                             Largement inspiré par Sciences et Avenir

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