La clinique vétérinaire universitaire de Liège inaugure ses nouveaux locaux.

La clinique vétérinaire universitaire de Liège inaugure ses nouveaux locaux.

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A la clinique vétérinaire universitaire de Liège, on vient de procéder à un investissement important de 18 millions d’euros. Plus de 5.600 m2 sont disponibles dans le nouvel hôpital réservé aux animaux de compagnie. Visite de ce nouvel outil pour les vétérinaires et les étudiants en médecine-vétérinaire.

C’est l’effervescence dans les locaux de la nouvelle clinique vétérinaire de l’université de Liège. A la consultation d’ophtalmologie, un propriétaire luxembourgeois, Georges Liberman, se présente avec son chien pour une visite de contrôle. « Il a été opéré des deux yeux, il était presque aveugle. Il se cognait partout dans la maison. On voyait qu’il n’osait plus sortir pare qu’il avait peur », explique le propriétaire. « On l’a amené ici, il s’est fait opérer. Quatre semaines plus tard, on l’a ramené à Luxembourg, et depuis, ça va mieux. Il voit. Il est sauvé ».

  • Des conditions d’examens parfaites.

Les vétérinaires spécialisés réalisent les examens dans des conditions optimales. Le Dr Sébastien Monclin, vétérinaire-ophtalmologue à la clinique vétérinaire universitaire de l’ULiège explique: « Ma collègue a pris la pression intra-oculaire et maintenant on va diminuer la lumière pour pouvoir faire l’examen de l’avant et de l’arrière de l’œil dans l’obscurité pour bien voir les structures intra-oculaires ».

 

  • Six salles d’opération.

Dans un autre endroit de la clinique, dans une des six salles d’opération, Basile est intubé. L’animal subit une ablation de la rate. Le Dr Mathile Porato, vétérinaire qui effectue une spécialisation en chirurgie, explique: « Basile a été opéré parce qu’on a détecté chez lui, grâce à une échographie abdominale, une grosse masse qui était localisée sur sa rate et qui est probablement à l’origine du fait qu’il ne mangeait plus beaucoup et qu’il perdait du poids. On a donc dû retirer sa rate et on l’enverra en analyse pour savoir la nature de cette masse ».

  • Une excellente qualité de soins

Le bloc opératoire ressemble comme deux gouttes d’eau à celui d’un hôpital classique. Comme pour les humains, l’exigence est la priorité. Le Professeur Dominique Peeters, président du Département des sciences cliniques des animaux de compagnie et des équidés explique: « On est proche de la médecine humaine en termes de technique et de sécurité bactériologique. On prend toutes les précautions pour qu’il n’y ait pas de surinfection pendant l’opération ou juste après l’opération. C’est un énorme progrès. On faisait déjà attention évidemment dans la clinique où on était avant mais les techniques mises en place maintenant nous permettent de faire vraiment un bond en avant très important puisqu’on est quasiment comme dans un bloc opératoire de médecine humaine ».

  • Des écrans pour les étudiants

Les étudiants en médecine-vétérinaire peuvent suivre sur des écrans de télévision les opérations en cours. « Tout l’hôpital a été pensé pour l’enseignement aux étudiants. Les écrans permettent aux étudiants de mieux voir ce qui se passe pendant la chirurgie, que ce soit dans le bloc ou des étudiants qui se trouvent en dehors du bloc », poursuit le Professeur Peeters.

  • Un réveil n’est pas l’autre.

L’an dernier, les vétérinaires ont réalisé 1.400 interventions chirurgicales. Après l’opération, l’animal est accueilli dans une salle de réveil. Dr Anne-Sophie Van Wijnsberghe, vétérinaire-anesthésiste: « Chaque animal a son propre réveil. Parfois, il est un peu agité, un peu stressé, on va donc essayer de diminuer son stress. On va aussi améliorer son analgésie, donc s’il a fort mal, on va essayer de le soulager. On va aussi maintenir l’animal à sa température normale parce qu’en général ils sortent un peu bas en température ».

  • Urgences et soins intensifs.

 Au service des soins intensifs, actuellement, quatre chiens sont hospitalisés dont Basile. Régulièrement, ses paramètres sont contrôlés. Dr Sarah Vermeer, vétérinaire au service des urgences et des soins intensifs: « On va le garder en surveillance pendant deux ou trois jours pour vérifier qu’il n’y ait pas d’apparition d’arythmie cardiaque qui pourrait altérer sa fréquence cardiaque, sa pression et son état d’éveil ».

  • Un besoin de sang pour les animaux.

La clinique vétérinaire a besoin de sang notamment pour ce Braque de Weimar, anémique. Ischka est soignée pour un abcès cervical qui a provoqué une hyperthermie. Dr Sarah Vermeer: « On est toujours en recherche active de donneurs de sang. On recherche donc des chiens, peu importe la race, qui sont âgés de 1 à 10 ans, qui pèsent plus de 25 kilos, en ordre de vaccination, en bonne santé, et qui n’ont idéalement pas voyagé dans le sud de la France ou plus loin, afin de pouvoir sauver d’autres chiens comme Ischka ».

  • Les NAC également pris en charge.

Les NAC, les nouveaux animaux de compagnie, sont aussi examinés. C’est une rhinite qui a été constatée pour ces deux tortues qui seront soignées avec des antibiotiques et des inhalations.

La clinique vétérinaire universitaire de Liège est accessible toute l’année, 24 heures sur 24.

 RTBF.be

 

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