Conseils

Je voudrais adopter un lévrier mais je travaille, est-ce possible ?

Un galgo peut apprendre à rester quelques heures seul mais comme tous les chiens c’est un animal de meute, c’est-à-dire qu’il est habitué à vivre en groupe et apprécie la compagnie des humains comme des autres chiens. Le laisser 8 à 10 h seul n’est vraiment pas idéal, même s’il dort beaucoup, il aura besoin de sortir ne fusse que pour ses besoins. C’est un être vivant qui a besoin qu’on lui accorde du temps.

Si vous êtes trop absent, vous pouvez aussi aider d’une autre manière, en parrainant par exemple.

Mon jardin est-il un endroit sûr ?

Les clôtures seront de préférence de 1,50m; une haie renforcera la sécurité puisqu’il lui sera moins aisé de creuser.

Les premiers temps vous ne le laisserez pas seul dehors et les premiers jours vous le sortirez en laisse. Votre galgo ne vous connait pas et ne sait pas encore que vous lui voulez du bien. Ses expériences de l’homme n’ont été bien souvent que coups et crainte.

La vie en appartement est-elle possible ?

Dans ce cas, il faudra lui assurer les sorties sanitaires mais aussi des balades-plaisir. Il sera peut être judicieux de choisir un chien un peu plus âgé qui demandera moins d’exercice. En maison il suffit d’ouvrir la porte du jardin, en appartement il faut avoir le courage de sortir par tous les temps. L’équipe d’adoption pourra  vous conseiller un galgo/podenco qui pourra s’adapter à votre style de vie.

Adopter un chiot ou un chien adulte ?

Un chiot galgo est bien mignon mais sous une apparence d’ange il peut se conduire en véritable démon ! L’adolescence des galgos est une période difficile à traverser, ils se comportent souvent en véritable hooligans avec les meubles même si vous êtes présents. Ils sont réputés turbulents durant quelques mois et acquièrent la sagesse de l’âge adulte plus tard que d’autres races. Un chien adulte même s’il ne connait rien de la vie en maison, apprendra vite et fera des efforts considérables pour s’adapter.

Choisir un mâle ou une femelle ?

Chez les galgos, les femelles sont souvent plus dominante, c’est en général la femelle qui décide. Les femelles entre elles sont un peu « chipies », les mâles plus « cool ». Avec les humains les mâles sont un peu plus « pots de colle ». De toute manière tous sont stérilisés. Nous vous conseillons de choisir avec votre cœur celui ou celle dont la photo vous aura touché. Si vous avez plusieurs chiens d’un même sexe, optez alors pour le sexe opposé ce qui sera bénéfique à l’harmonie.

Comportement avec les enfants.

Quel que soit l’âge de vos enfants ils respecteront le repos du chien en le laissant tranquille pendant qu’il dort. Un galgo mort rarement, son arme étant la fuite en avant quand il a peur. Vous testerez vous-même la douceur ou la gourmandise de votre chien lorsque vous lui donnerez une friandise avant de laissez faire une plus petite main. Certains prennent du bout des lèvres d’autres sont plus brusques. Lisez aussi notre article « adopter un galgo dans une famille avec enfant(s) » dans la rubriques Conseils.

Comportement avec d’autres chiens et chiens de petite race ?

Le galgo comme nous l’avons dit apprécie les autres chiens. Vous lui présenterez donc les vôtres dans un endroit neutre comme le jardin et les laisserez se sentir. Pour les petites races une fois que le galgo aura reconnu qu’il s’agit d’un autre chien l’affaire sera réglée.

Comportement avec les chats ?

Bien souvent le galgo n’a pas côtoyé de chat, c’est pour lui un extra terrestre qui ressemble vaguement à un lièvre. Il faudra donc faire les présentations à l’intérieur, le chien attaché et de préférence muselé avec une muselière spéciale. Ainsi vous contrôlerez ses réactions et permettrez au chat d’aller se cacher sous un meuble ou en hauteur. Vous ne frapperez jamais votre galgo mais en cas de réaction de chasseur vis-à-vis du chat vous vous fâcherez en haussant la voix. A l’extérieur il faudra redoubler de prudence car si le chat se met à courir cela peut réveillez l’instinct de chasseur du galgo. Un bon truc est de leur donner à manger dans la même pièce et au même moment, le chien dans sa gamelle et le chat en hauteur. Votre galgo associera ainsi la vue du chat à un moment agréable. Vous les séparerez au début lors de vos absences.

Et les autres animaux de compagnie ?

Certains galgos vivent en compagnie d’un lapin ou d’un perroquet en liberté mais cela reste l’exception ! L’instinct de chasseur peut se réveiller aussi vous les séparerez de l’accès à la cage en votre absence.

Mon galgo sera-t-il propre ?

Votre chien n’aura en général jamais vécu en maison avant son arrivée mais en lui donnant dès le début l’habitude de sortir, il apprendra rapidement en quelques jours seulement. Vous le sortirez dès qu’il se lève du panier ou dès qu’il a mangé. S’il s’exécute à l’extérieur vous le féliciterez, en cas d’accident à l’intérieur vous ferez comme si de rien n’était. Douceur et patience et vous serez surpris de ses capacités.

Quand devrai-je consulter le vétérinaire ?

En principe vous n’aurez pas à le faire à son arrivée puisque les vaccins auront été administrés et que notre vétérinaire aura donné son feu vert. Certains chiens ne mangent pas les 2 premiers jours, certains se retiennent d’uriner durant plusieurs heures. Une diarrhée suite au stress du voyage peut se produire. Laissez-le récupérer au calme et n’hésitez pas à prendre contact avec la personne qui s’est occupée de votre adoption pour les questions qui vous préoccupent. Nous sommes disponibles avant, pendant et après l’adoption.

Quand pourrai-je le laver ?

Le départ d’Espagne, le voyage, l’arrivée sont des moments de stress pour votre galgo ; laissez-le donc récupérer un peu avant de le laver. S’il vient d’être castré ou stérilisé il faudra attendre que les fils soient ôtés. Si vous voulez le rafraîchir vous pourrez le faire avec un gant de toilette humide mais un galgo ne sent pas mauvais, il n’y a donc pas d’urgence à le laver.

Que prévoir pour son couchage ?

A vous de décider s’il aura ou non accès aux fauteuils ou au lit et à vous tenir à votre décision calmement mais fermement. Les galgos n’ont jamais connu le confort et seront très bien dans un panier garni d’un coussin ou d’une couette. L’idéal est de placer le panier dans un coin calme qui sera sa place et où les enfants le laisseront se reposer.

Comment le nourrir ?

Votre galgo sera bien souvent affamé, aussi il sera préférable de donner deux / trois repas par jour. Si vous avez des enfants ou d’autres animaux il faudra surveiller qu’on le laisse tranquille durant son repas. C’est le seul moment où il y a risque de conflit. Votre galgo a failli mourir de faim et c’est donc un réflexe bien compréhensible. Il n’a jamais été nourri convenablement par le passé aussi vous choisirez une bonne marque de croquettes. Une femelle mange en général 350 gr de croquettes par jour, comptez 400 gr pour un mâle. Vous pouvez agrémenter le repas de restes de table non gras (la graisse provoque la diarrhée), de pâtes, de légumes, de viande, de fromage, de pain sec, de soupe. Jamais d’os ou de chocolat qui peuvent s’avérer mortels. En cas de flatulence, un yaourt nature aidera. L’idéal est de rehausser la gamelle sur un support spécial ou simplement sur un sceau. Prévoir de l’eau fraîche en permanence.

Choix du collier.

Les lévriers ont un long cou qui nécessite un collier large, ainsi la traction n’écrasera pas la trachée. Vous le serrerez pour la promenade de manière à ne pas pouvoir passer un doigt. En effet la largeur de sa tête équivaut à celle du cou ce qui fait qu’en cas de peur il s’arrêtera et reculera en tentant d’échapper au collier. S’il a cette réaction, positionnez-vous derrière lui et calmez-le. Vous pouvez acheter une longe de 2 ou 3 mètres mais surtout pas de laisse à enrouleur source de nombreux accidents si elle tombe et tape le sol derrière lui. Si vous lui enlevez son collier large à l’intérieur il sera judicieux de lui mettre un simple collier fin par où vous pourrez le tenir si vous devez ouvrir une porte par exemple.

Quelles précautions en voiture ?

Pour sa sécurité mais aussi pour la vôtre vous utiliserez le système de fixation de la laisse à la ceinture de sécurité. En cas de freinage, votre galgo ne sera pas projeté sur les autres passagers et vous le sortirez de voiture sans qu’il ne risque de vous échapper lorsque vous ouvrirez la porte ou le hayon. Cette précaution est valable pour tous les chiens et devrait être obligatoire.

Quand lâcher mon galgo ?

Je dirais jamais car c’est prendre un risque énorme. Si le galgo prend peur suite à un bruit, un objet, il foncera droit devant lui et ne s’arrêtera pas pour les véhicules. Le lâcher c’est prendre un risque énorme et ce moment fugace de liberté peut lui coûter la vie. Le seul endroit moins risqué est une plage à condition de vérifier qu’il n’y a pas de barbelés. En ce qui concerne votre jardin, vous en ferez le tour avec lui en laisse les premiers jours et vérifierez les points faibles des clôtures.

Pourra-t-il rester seul ?

Dès le premier jour il faudra lui apprendre à rester seul, d’abord 5 min, puis 10 puis 15. Vous laisserez un bruit de fond comme la radio ou la tv et sortirez comme si de rien n’était. En cas de chien très anxieux un diffuseur de phéromones peut aider à gérer le stress. Vous reviendrez sans vous préoccuper de lui ; entrer et sortir ne doit pas s’accompagner d’un rituel.

Avec un peu de patience et beaucoup d’amour vous aurez un compagnon de vie formidable.
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Les maladies du chien sont fort nombreuses et il ne nous est pas possible de développer sur ce site un ouvrage complet de pathologies canines. Nous nous sommes attachés à fournir des renseignements pratiques et faciles à comprendre sur les principales maladies rencontrées par les galgos. Ces renseignements ne sauraient remplacer les conseils d’un vétérinaire praticien qui reste l’expert de votre animal. Lors d’une consultation, il pourra poser un diagnostic, établir un traitement et au besoin définir un pronostic.

LA GALE DES OREILLES

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Cette une affection très fréquente chez le chien, particulièrement chez les animaux vivant en collectivité (élevage, refuges…). Elle est due à un acarien appelé Otodectes cynotis qui parasite également le chat. Cet acarien vit, se nourrit et se reproduit dans les conduits des oreilles des chiens et des chats : les adultes pondent des œufs qui donnent des larves et à nouveau des adultes. La transmission se fait d’un animal à l’autre par simple contact, et se fait souvent d’une oreille à l’autre sur le même animal.

Les symptome de la maladie La multiplication des parasites dans les oreilles provoque une inflammation de l’oreille (otite) souvent modérée, avec production de cérumen en grande quantité, produisant une forte odeur. Le chien se gratte souvent les oreilles et secoue la tête.

Comment reconnaître une gale ? En examinant l’oreille de votre compagnon, vous devez apercevoir du cérumen marron foncé, voire noir, en quantité assez importante et sentir une odeur inhabituelle, caractéristique de la gale. Le vétérinaire peut s’aider dans son diagnostic en faisant un prélèvement de cérumen dans l’oreille, dans lequel il pourra observer, au microscope, les adultes, les larves ou les œufs d’Otodectes.
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Le traitement Si l’oreille est très sale, il faudra la nettoyer régulièrement avec un produit d’hygiène pour les oreilles du chien. Et, en parallèle, la traiter avec un produit acaricide (à base de molécules qui détruisent les acariens). Ces produits sont prescrits par votre vétérinaire et se présentent sous forme de pommades ou de liquides à mettre dans l’oreille du chien. Il faut toujours bien respecter la durée de traitement prescrite par votre vétérinaire, car même si la gale semble avoir disparu, les produits ne tuant pas les œufs, le traitement doit continuer jusqu’à ce que tous les œufs présents dans l’oreille aient éclos ; afin d’éviter toute récidive. Par prudence, mieux vaut traiter les deux oreilles et, en prévention, les autres animaux sensibles (chiens et chats) du foyer.

En conclusion La gale des oreilles est une maladie très fréquente, particulièrement chez les chiots d’élevage. Il est très difficile de s’en prémunir car elle est très contagieuse entre les chiens (et les chats). Si le chiot que vous venez d’acheter se gratte les oreilles, il est possible que ce soit une gale. N’hésitez pas à consulter votre vétérinaire afin de traiter rapidement la gale, de façon à éviter les complications et la contamination des autres animaux.

EHRLICHIOSE

Dénomination Maladie découverte en 1935 en Algérie par Donatien et Lestoquad sous le nom de RICKETTSIA CANIS renomée plus tard EHRLICHIA CANIS. Dans sa forme clinique fulgurante, elle est appelée PANCYTOPE NIE TROPICALE CANINE. C’est une maladie fréquente dans les pays tropicaux et subtropicaux, aussi dénommée « typhus du chien », « fièvre hémorragique du chien » ou « syndrome hémorragique idiopathique ». En Europe, cette maladie est présente en Corse, Italie, Epagne, Portugal, Turquie et dans différentes régions de France

Transmission Le germe est transmis par la tique brune du chien (RHIPICEPHALUS SANGINEUS,) sous ses diverses formes : les formes larvaires, nymphales et adultes.
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La contamination de la larve ou de la nymphe se fait au cours d’un repas sanguin sur un chien en phase aiguë d’ehrlichiose. Qu’il s’agisse de nymphes ou d’adultes, les tiques infectées ne peuvent transmettre la maladie que 24 heures après leur fixation sur leur hôte. La tique adulte libère les Ehrlichiae contenues dans ses glandes salivaires et infecte les leucocytes (globules blancs, cellules du système immunitaire) du site de ponction. Ces globules blancs assurent la distribution de la bactérie. L’infection peut aussi être transmise par transfusion sanguine.

Evolution de la maladie L’incubation dure de 8 à 20 jours. La maladie évolue sur un mode aigu sub-clinique ou clinique. Elle peut persister jusque 5 ans sans symptôme. Dans un premier temps, les Ehrlichiae se multiplient dans les leucocytes, le germe gagne ensuite des organes tels que le foie, la rate, les nœuds lymphatiques où il se multiplie. Les cellules infectées sont transportées via le sang aux autres organes du corps dont les poumons, les reins et les méninges. La phase chronique ou sub-clinique est caractérisée par la persistance de l’agent pathogène et une réponse immunitaire insuffisante pour l’éliminer. En l’absence de signes cliniques, les signes hématologiques persistent, mais ils sont souvent proches de la normalité.

Les symptômes Notons qu’on constate le plus souvent une une co-infection en raison des nombreuses infections transmises par les tiques. Phase aiguë Après la période d’incubation, le chien infecté développe une maladie aiguë souvent bénigne voire inapparente, qui ne dure pas plus d’un mois. Les symptômes sont peu spécifiques : – abattement, dépression, léthargie, – muqueuses pâles, – fièvre (va osciller pendant les 60 jours qui suivent entre 38,4 et 40,6°C) – anorexie, – amaigrissement, perte de poids, – jetage oculo-nasal, – infection des ganglions lymphatiques. L’anémie et la thrombopénie (le nombre des plaquettes se situe au-dessous de 150 000 par mm3, dans le sang circulant) sont peu marquées et périphériques et surviennent en général 10 à 20 jours après l’infection. Si le chien est correctement traité durant cette phase, il guérit complètement. Phase sub-aiguë Après une phase aiguë non traitée, le chien infecté entre dans une phase dite subclinique, sans symptômes. Elle apparaît six à neuf semaines après l’inoculation. Les signes cliniques sont absents mais la thrombocytopénie, la leucopénie et l’anémie persistent de manière variable. C’est la raison pour laquelle seuls les examens complémentaires permettent de détecter l’infection. Cette phase peut durer de 2 mois à 5 ans. Une baisse de l’état général favorise la réactivation de l’infection.

FILARIOSE

Dénomination La filariose (dirofilariose) est une parasitose non contagieuse de chien à chien. Elle est causée par un ver rond (Dirofilaria immitis). Une trentaine d’espèces différentes de moustiques peuvent transmettre la filariose. Ce sont des hôtes vecteurs indispensables au cycle vital du filaire.

Lieux de contamination Les USA, l’Asie, les pays tropicaux mais aussi le pourtour du bassin méditerranéen.

Transmission Les filaires adultes (macro-filaires) vivent dans le cœur (ventricule droit) et dans les artères pulmonaires du chien. Les larves (micro-filaires) passent dans le sang et sont ingérées par le moustique. Après une période de 10 à 30 jours la larve évoluée gagne les glandes salivaires du moustique et est transmise au chien lors d’une piqûre. La larve vit dans le sang du chien pendant plusieurs mois avant d’atteindre l’âge adulte et de se déplacer vers le cœur. Elle se transforme en adulte en 3 mois. Le ver adulte femelle mesure de 15 à 40 cm de long et 5mm de large. Un même chien peut héberger jusque 300 vers.

Evolution de la maladie Les vers adultes obstruent le cœur et les vaisseaux sanguins voisins. Le flot sanguin est réduit dans les organes tels que les poumons, le foie et les reins . Le cœur doit produire des efforts excessifs pour pomper le sang, ce qui peut entraîner une insuffisance cardiaque. Des troubles circulatoires classiques peuvent survenir comme un œdème pulmonaire ou une insuffisance rénale. Ce sont ces troubles qui peuvent entraîner la mort.

Les symptômes Vu le cycle de développement, il faut plusieurs mois et même parfois plusieurs années pour que les premiers symptômes apparaissent. L’importance de ceux-ci dépend de la quantité de vers présents. Les symptômes le plus souvent observés sont: l’essoufflement, une toux profonde et chronique, le faiblesse, l’apathie et une perte de poids. Ces signes sont accrus par l’effort et peuvent dans les cas extrêmes entraîner la mort. Pronostic Le plus souvent les traitements donnent d’excellents résultats qui peuvent agréablement surprendre leur maître (95 % des cas). Si l’atteinte est trop avancée, le traitement des organes atteints prolongera de quelques mois la vie du chien.

Traitement Un traitement à base d’arsenic (dose sans danger excessif pour le chien) permet d’éliminer les vers adultes. Pendant les 2 mois qui suivent ce traitement les vers adultes se désagrègent progressivement et doivent être éliminés par l’organisme. Cette période est cruciale et le chien a besoin de repos et de surveillance vétérinaire. Si des symptômes tels que toux, crachement de sang et fièvre sont observés, un traitement complémentaire s’avère indispensable. L’homéopathie peut proposer des traitements de soutien. Dans les cas extrêmes, les vers morts peuvent provoquer des chocs allergiques ou une embolie.

Diagnostic Analyse de sang pour la recherche des antigènes produits par le vers adulte. Cette analyse peut aussi révéler la présence de microfilaires. Des bruits pulmonaires et cardiaques anormaux peuvent être entendus à l’auscultation. Dans les cas avancés, on peut constater un ballonnement de l’abdomen et l’enflure des membres suite à insuffisance cardiaque. Dans ces cas, une radiographie ou/et une échographie des organes atteints peuvent être révélatrices. Un électrocardiogramme peut aussi être utile au diagnostic.

Prophylaxie En l’absence de vaccin, la prévention de la maladie exige de prendre plusieurs précautions pour éviter les piqûres de moustiques. Il faut protéger l’intérieur des maisons de l’invasion des moustiques . En régions humides, d’avril à octobre, il convient d’éviter de sortir le chien tôt le matin et le soir. On peut utiliser des produits qui ont un effet répulsif (collier, pipette ). Il existe également des traitements chimiques : des comprimés à administrer une fois par mois et un produit à injecter pour une protection de plusieurs mois (prendre conseil auprès d’un vétérinaire, particulièrement en raison de contre-indications).

LEISHMANIOSE

Dénomination En 1900 l’écossais William Boog LEISHMAN découvre le parasite dans la rate d’un soldat mort de fièvre en Inde. A la même époque, l’irlandais Charles DONOVAN fait la même découverte. C’est ainsi que le parasite est nommé LEISMANIA DONOVANI. La maladie existe sous 3 formes : la forme cutanée, la forme muco-cutanée et la forme viscérale. Cette dernière, forme grave de la maladie, est aussi appelée KALA AZAR (ou fièvre noire). Cette maladie est présente en Amérique latine et dans tous les pays méditerranéens.
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Transmission Les unicellulaires microscopiques (Leishmania infantum) sont transmis par la piqûre du phlébotome (mouche des sables). Cet insecte velu de +/- 2 à 4 mm, pourvu d’une paire d’ailes, de teinte jaune paille à brun foncé se développe dans des milieux modérément humides, en présence de détritus organiques à une température de 15 à 20 degrés. Il passe par 4 stades larvaires avant la formation du cocon. Les adultes sortent du cocon après 10 jours. L’insecte se nourrit de la sève des plantes et du miellat de pucerons. Il est actif au printemps et en été (parfois en début d’automne chaud), du coucher du soleil à l’aube. Il aime les nuits chaudes et sans vent. La femelle se nourrit également de sang ; elle se pose sur l’animal-hôte puis le pique.

Évolution de la maladie La maladie peut se développer dès 3 mois après l’infection mais aussi seulement plusieurs mois plus tard (jusque 18 mois). Exceptionnellement, elle pourrait rester dans un état latent pendant plusieurs années. Certains chiens peuvent même résister à la maladie.

Les symptômes Parfois une infime lésion cutanée (donc rarement décelée) est apparente sur une zone avec peu de poils (museau, oreille). Elle disparaît mais les parasites pénètrent dans les globules blancs et diffusent dans les organes internes.

Dans la forme cutanée, les chiens atteints présentent souvent une chute de poils, une formation de croûtes avec une peau épaisse grisâtre et des pellicules puis surviennent des plaies ouvertes, particulièrement autour des yeux et du museau. Ces inflammations de la peau peuvent se développer sur tout le corps. Les ongles poussent anormalement et deviennent cassants.

Dans la forme muco-cutanée, le chien maigrit tout en conservant son appétit. Des diarrhées, des lésions oculaires et des saignements nasaux peuvent apparaître. Dans la forme viscérale, les organes internes (foie, rein,…) sont atteints et les troubles rénaux peuvent causer la mort.

Pronostic Détectée suffisamment tôt, la maladie peut être traitée de manière efficace mais elle ne disparaît pas définitivement. Des rechutes sont donc possibles. Le traitement peut être de longue durée voire à vie avec parfois quelques mois d’interruption en hiver. Dans sa forme viscérale, la maladie peut être mortelle.

Traitement Un traitement quotidien à l’Allopurinol en pilules bloque la maladie mais ne guérit pas (il inhibe les porphyrines et ainsi isole le parasite dans la moelle et stoppe l’activité de la maladie. Dans les cas graves on traite par voie injectable à l’antimoine de méglumine. C’est un traitement nettement plus agressif qui peut présenter des contre indications graves pour le foie et le rein (donc surveillance régulière de la créatinine). Si le chien urine de manière incontrôlée, le traitement doit être arrêté. Un traitement par naturopathie peut apporter un soutien (en plus du traitement).

Diagnostic L’analyse du sang peut permettre la détection d’anticorps mais l’analyse est subjective et doit donc être répétée. L’option la plus fiable est la détection directe du parasite dans le sang ou dans la moelle. Différentes méthodes peuvent être utilisées.

Prophylaxie De mai à octobre, le chien doit rester à l’intérieur du coucher du soleil à l’aube. Si on soupçonne que le chien peut être infecté (observation de symptômes), il est prudent de demander une analyse de sang car le traitement est d’autant plus efficace qu’il commence tôt. Dans les régions à risque le collier Scalibor Protectorband offre une bonne protection. Le principe actif, la deltaméthrine se répand par le film lipidique de la peau (ne pénètre ni dans la peau ni dans le sang). Les vaccins actuellement testés sont peu efficaces (20 %). Notons que si l’homme peut être atteint, la maladie est rare et ne peut être transmise par le chien.

VIVE LES VACANCES !

Faire une bonne évaluation des capacités du chien

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Envisagez avec honnêteté l’état de santé de votre animal pour voyager. Si votre animal est très jeune ou vieux, ou s’il est malade, enceinte, ou qu’il se remet d’un acte chirurgical, il serait peut être mieux d’envisager une pension pour chien plutôt que de le prendre avec vous. Si vous êtes dans le doute, demandez à votre vétérinaire. Si votre animal familier n’a jamais voyagé auparavant, essayez une nuit ou un court voyage en premier lieu. N’oubliez jamais que votre galgo ne connaissait rien à la vie de famille avant de vous rencontrer !

Programmez une visite avec votre vétérinaire

Informez votre vétérinaire du lieu de séjour et du temps que vous resterez sur place, ainsi que votre moyen de locomotion (avion ou voiture). Pourquoi le lieu ? Car certaines zones comportent des risques – voir rubrique « maladies » Le temps de séjour est important pour un chien qui est en traitement, il faut prévoir la médication pour toute la période. Si votre animal familier est malade en voiture ou agité en voyageant, renseignez-vous auprès de votre vétérinaire il existe sûrement un médicament ou un traitement approprié. Soyez sûr que toutes les vaccinations sont à jour, vérifiez si le vaccin antirabique est encore valable (attention sa validité est différente en Belgique et en Union européenne). Le passeport européen sera exigé si votre animal familier voyage par avion. Ce document est aussi fortement recommandé si vos plans n’incluent pas un voyage par avion. Vous pourriez rencontrer un animal inconnu malade et s’il reste en Belgique, la pension que vous aurez choisie vous le demandera aussi très certainement si elle est sérieuse. Et si votre animal familier exige par malheur, des soins d’urgence, ce document permettra aux vétérinaires autochtones de prendre des décisions beaucoup plus rapidement. Procurez vous une cage de transport solide Vous avez besoin d’une cage solide, correctement aérée et de dimension adéquate pour votre animal afin qu’il soit capable de se lever, se tourner et se coucher confortablement.
Des ouvertures convenables sont exigées afin d’assurer une bonne ventilation. La cage devrait vous fournir l’assurance que votre chien ne peut s’enfuir, avoir une porte qui ferme solidement avec un loquet et avoir des poignées ou des prises sur l’extérieur pour la manier facilement. Le fond devrait être à l’épreuve des fuites et couvert avec une serviette ou autre en matière absorbante. Imprimez le nom de votre animal familier ainsi que vos noms, adresse et numéro de téléphone. La mention de votre destination sur l’extérieur de la cage peut être un élément utile. Ne mettez jamais une laisse dans la cage votre animal il pourrait s’enchevêtrer avec. Assurez-vous que votre chien est habitué à la cage avant que vous ne commenciez votre voyage. Votre galgo doit porter un collier solide avec votre nom et numéro de téléphone dans le cas ou votre animal serait perdu. Ne lui mettez jamais une muselière en voyageant. Avant de partir Taillez les ongles de votre animal ou faite les tailler. Brossez votre galgo pour enlever tous les poils qui tombent. Faites lui un traitement complet antiparasitaire avant de voyager. Choses à apporter Une laisse solide. Un collier additionnel. Une vieille couverture ou couvre siège pour l’arrière de votre voiture ou pour l’endroit ou votre animal sera transporté pour en faciliter le nettoyage. Son panier pour passer des nuits agréables (il a la chance de ne pas devoir s’habituer à un nouveau lit…). voyage2
Quelques-uns de ses jouets favoris. Sa nourriture. Si vous ne le nourrissez pas avec une marque en particulier (pas vraiment recommandable pour votre chien) soyez certain que de la nourriture sera disponible à votre destination. Sinon apportez-en assez pour le voyage en entier, jusqu’au retour. Ses gamelles : l’une pour l’eau et l’autre pour la nourriture. Ses friandises. Trousse de médicaments, des suppléments et des mesures préventives Pince à épiler pour enlever les objets étrangers dans le pelage ou pattes. Pince à tiques. Brosse ou peigne. Sacs pour ses « besoins ». Des vieilles serviettes éponge. Du désinfectant. Trousse de secours d’urgence. Et surtout préparez le pour le pire Bien que personne n’aime y penser, il arrive que des chiens se perdent ; par accident ou négligence. Augmentez les chances d’un retour rapide et sans danger : apportez une photographie récente donnez son nom d’appel, le sexe, l’ âge, préciser que votre galgo est porteur d’une puce électronique et donnez une description du pelage, couleur et marquages qui incluent toutes marques exceptionnelles, cicatrices, ou autres qui le démarquent, ainsi que son poids et sa taille. Ce seront des données inestimables si votre animal familier est perdu. CONTACTEZ DE SUITE « GALGOS RESUE BELGIUM » au++0032474/83.93.43+++ Organisez votre voyage En voiture, prévoyez pour votre compagnon, comme pour vous des arrêts toutes les 2 heures…Il aura besoin de se dégourdir les pattes et vous cela vous fera du bien de prendre l’air. Les vacances commencent quand on a fermé les portes de son habitation… En avion, vous devrez achetez une cage de type « vari kennel », habituez votre chien à y entrer, en y plaçant une récompense par exemple. Pendant que vous voyagez Gardez de l’eau fraîche disponible pour votre animal en tout temps. Évitez les changements soudains d’alimentation. Si vous êtes incapable d’obtenir la marque habituelle de votre animal, changez la nouvelle nourriture graduellement sur une période de trois ou quatre jours . Nettoyez la gamelle de nourriture de votre chien avec de l’eau et du savon régulièrement. Soyez très prudent si vous devez prendre un escalier roulant. Obéissez à toutes les lois et gardez votre chien en laisse. Comportez vous toujours en bon maître : ramassez ses excréments ! Ne donnez jamais de vos calmants ou tranquillisants à votre galgo. Si votre vétérinaire vous fait une prescription respectez scrupuleusement la posologie. De tels médicaments peuvent le perturber.
BON VOYAGE ! ET…… ENVOYEZ-NOUS VOS PLUS BELLES PHOTOS SOUVENIRS !

PETIT RAPPEL CONCERNANT LA VACCINATION DES CHIENS …

Pour beaucoup d’entre nous, le chien est devenu un membre à part entière de la famille. Tout comme nous devons nous protéger des maladies transmissibles, il en va de même pour notre chien. Les chiens non vaccinés courent le risque d’être atteints par une maladie infectieuse mortelle. Par une simple vaccination, nous pouvons protéger notre compagnon de manière optimale.

Qu’est ce qu’une vaccination ?

Une vaccination assure l’élaboration d’une protection (via des anticorps et des cellules de défense) contre un agent infectieux qui permettra à notre animal d’être prémuni si plus tard il entre en contact avec le microbe .

Vaccination du chiot

Le nouveau-né reçoit dès le premier jour de sa vie par le lait maternel, des anticorps qui lui confèrent une protection temporaire de quelques semaines. Avec le temps et en particulier après le sevrage, cette protection s’amenuise de sorte que le chiot peut devenir sensible à la maladie. A cette période, une vaccination stimule son système immunitaire et prend ainsi le relai de la protection maternelle qui faiblit.

Une vaccination de base chez le chiot consiste le plus souvent en deux ou trois injections à quelques semaines d’intervalle. Le vétérinaire mettra au point un schéma de vaccination adapté à l’âge du chiot, la région où il vit, son cadre de vie et au fait qu’il pourrait éventuellement fréquenter un club de dressage ou une communauté de chiens. En principe, la toute première vaccination est réalisée chez l’éleveur.

Vaccination du chien adulte

Un rappel annuel est absolument nécessaire chez l’adulte, tout d’abord parce qu’avec le temps le niveau de protection diminue et que le système immunitaire a besoin d’être stimulé régulièrement mais aussi parce que cette consultation donne l’occasion au vétérinaire de vérifier si votre chien est en bonne santé.

Aperçu des principales maladies contre lesquelles un chien peut être vacciné

1) La maladie de Carré

Cette maladie est due à un virus apparenté au virus de la rougeole chez les humains. Elle se manifeste par des symptômes respiratoires (écoulement nasal et oculaires, toux, difficultés respiratoires), digestifs (vomissements, diarrhée) et/ou neurologiques. Elle peut être provoquer des séquelles irréversibles ou même être mortelle. La vaccination : prévaccination à 6 semaines, vaccination définitive à partir de 10 semaines et rappel annuel.

2) La parvovirose, le typhus

Cette maladie, redoutable chez les chiots, est terriblement contagieuse et très souvent mortelle. Elle provoque de violents vomissement, une diarrhée sévère avec présence de sang dans les selles et une déshydratation rapidement fatale. Vaccination chez le chiot à partir de 14 16 semaines et rappel annuel.

3) La leptospirose

Cette pathologie bactérienne contagieuse pour l’homme, transmise par l’urine de rat (un contact direct entre chien et rat n’est donc pas nécessaire) se manifeste par de graves symptômes hépatiques et rénaux qui sont la plupart du temps mortels. Vaccination de base : 2 doses avec 1 mois d’intervalle (généralement 1 avec le vaccin Carré et l’autre avec le vaccin typhus) et ensuite rappel annuel.

4) L’hépatite contagieuse

Il s’agit d’une très sévère atteinte hépatique avec fièvre, ictère (jaunisse), vomissements et douleurs abdominales.

5) La toux des chenils (trachéo-bronchite infectieuse)

C’est une maladie respiratoire avec atteinte des voies respiratoires supérieures (rhinite, laryngite, trachéite) et des bronches qui se manifeste par une toux est sèche la plupart du temps au départ mais qui peut aussi se compliquer d’une surinfection et devenir une toux très grasse et un encombrement respiratoire sévère. Cette maladie respiratoire, extrêmement contagieuse, se rencontre surtout dans les communautés et les rassemblements de chiens (expositions, clubs de dressage, pensions, sociétés de protection animale). Vaccination de base : 2 dose à 1 mois d’intervalle et rappel annuel.

6) La rage

Redoutable et systématiquement mortelle chez le chien, elle est également mortelle pour l’homme et est transmise par morsure par un animal enragé. Elle provoque une atteinte du cerveau avec modification de la voix et modification du comportement (agressivité …). En Belgique au sud du sillon Sambre et Meuse et à l’étranger, la vaccination antirabique est obligatoire. (à vérifier avant de partir en vacances si votre chien vous accompagne). Elle consiste en une seule injection à pratiquer à partir de l’âge de 3 mois, au plus tard 1 mois avant le départ et un rappel tous les ans ou tous les 3 ans suivant le pays.

7) La piroplasmose

Cette maladie est due à un parasite sanguin transmis par une variété de tiques présentes dans le bassin méditerranéen (au même titre que les tiques présentes en Belgique transmettent la bactérie responsable de la maladie de Lyme). Cette maladie se manifeste par une anémie hémolytique très grave associée à des troubles rénaux et hépatiques. Contre cette maladie, il existe un vaccin à faire, 2 doses à 1 mois d’intervalle et la 2è dose, 1 mois avant le départ en vacances. NB pour prévenir cette maladie, il convient également de faire un traitement préventif contre les tiques.

VOICI UNE LISTE DES DIFFÉRENTS ALIMENTS TOXIQUES POUR NOS POILUS

Abricots, Cerises , Pêches, poires, Prunes

Les noyaux ou pépins contiennent du glycoside cyanogénique qui peut causer un empoisonnement. Symptômes : vomissements, diarrhées, tachycardie, coma, mort.

Avocat

L’avocat contient un élément toxique appelé persine qui peut causer des dommages au cœur, aux poumons ou à d’autres tissus chez la plupart des animaux.

Champignons

Tout comme chez l’être humain, l’empoisonnement par des champignons peut être fatal. Ils peuvent causer de graves problèmes au foie et des dérèglements neurologiques. Consultez immédiatement votre vétérinaire si vous soupçonnez que votre animal a mangé des champignons.

Oignons

Les oignons peuvent causer une anémie hémolytique, ce qui signifie que les globules rouges sont détruits prématurément dans le sang, tandis que leur taux de production demeure normal. L’empoisonnement peut se produire soit par l’ingestion de grandes quantités, soit par l’ingestion répétée de plus petites quantités. L’intoxication peut survenir quelques jours après que le chien ait mangé des oignons. Des vomissements, des diarrhées, une faiblesse et une perte d’appétit peuvent apparaître. L’urine prend une couleur foncée. Le chien peut avoir une respiration courte car le nombre des globules rouges (qui transportent l’oxygène) se retrouve réduit. Autres symptômes : température corporelle élevée, confusion et augmentation du rythme cardiaque.

Ail

Contient une substance toxique, le thiosulfate, il semblerait que celui-ci soit moins toxique que les oignons et que de grandes quantités devraient être absorbées pour causer une intoxication.

Noix

Les noix en général ne sont pas idéales pour les animaux car elles sont très riches en phosphore et peu digestes pour les carnivores.

Noix de Macadamia

Le composant toxique est inconnu mais l’ingestion de quantités aussi faibles que six noix peut causer une élévation de la température, une augmentation du rythme cardiaque, des tremblements et une faiblesse, voire une paralysie du train arrière. Symptômes : difficultés à se lever, détresse, halètement, membres enflés et douleurs aux membres.

Noix de Muscade

La noix de muscade est hallucinogène quand elle est ingérée en grandes quantités.

Chou, navet, pomme de terre

Son ingestion provoque des gaz suite à la fermentation dans l’estomac et provoque des diarrhées.

Le blanc d’œuf

Contient de l’avidine, qui détruit la biotine, vitamine B8, utile au métabolisme des protéines et des graisses.

Chocolat

Le chocolat contient de la théobromine, un composant qui agit comme stimulant cardiaque et comme diurétique. Si un chien mange trop de chocolat, il peut devenir excité et hyperactif. A cause de l’effet diurétique, il va uriner et boire beaucoup. Il pourra également avoir la diarrhée et des vomissements. L’effet de la théobromine sur le cœur est plus dangereux. La théobromine va soit augmenter le rythme cardiaque soit provoquer des battements irréguliers. La mort est même possible, surtout si le chien fait de l’exercice. De grandes quantités de chocolat peuvent empoisonner ou même tuer un chien de taille moyenne ou grande. 50 grammes de chocolat peuvent tuer un chien de 5 kg ou moins. Les symptômes n’apparaissent souvent qu’après quelques heures et la mort survient dans les 24 heures. La poudre de cacao et le chocolat à cuire sont les formes les plus toxiques car ils contiennent plus de théobromine que le chocolat au lait. Viennent ensuite le chocolat noir et le chocolat semi-doux. Le chocolat au lait est le moins dangereux.

Bonbons

Les bonbons sans sucre contenant du xylitol sont considérés dangereux pour les animaux de compagnie. Ce composant peut causer des dommages au foie et même la mort chez certains chiens.

Pâte à pain

Quand de la pâte à pain est ingérée, la température corporelle de votre animal fait lever la pâte dans l’estomac. Pendant que la pâte lève, de l’alcool est produit. Symptômes : douleur abdominale, vomissements, désorientation, dépression. Un tout petit peu de pâte à pain peut déjà causer des problèmes car elle gonfle jusqu’à plusieurs fois sa taille.

Foie

Donné en quantités raisonnables, le foie est très bon pour votre chien. En réalité, c’est un excès de foie qui peut être dommageable puisqu’il peut conduire à une hypervitaminose A. N’abusez donc pas du foie dans le régime alimentaire de votre chien. Symptômes : déformation des os, croissance excessive des os sur les épaules et la colonne vertébrale, perte de poids et perte d’appétit.

Os cuits

Les os cuits peuvent être très dangereux pour votre animal. Les os deviennent cassants une fois qu’ils sont cuits ce qui forme des esquilles lorsqu’ils se cassent. Les esquilles ont des bords tranchants et peuvent rester coincés dans les dents, causer un étouffement ou une perforation des parois stomacale et intestinale. Symptômes de l’étouffement : gencives pâles ou bleues, halètement, le chien se touche la tête avec les pattes, respiration lente, inconscience, pupilles dilatées. Les os crus ne sont pas dangereux et aident à garder les dents propres. Les os sont très riches en calcium et trop d’os peuvent provoquer constipation sévère.

Extraits d’huile de citron

L’extrait d’huile de citron peut provoquer des vomissements.

Caféine

Les boissons contenant des caféines telles que les sodas, le thé ou le café peuvent agir comme stimulants et accélérer le rythme cardiaque de l’animal. L’ingestion de caféine peut provoquer des crises, parfois fatales.

Produits laitiers

La majorité des produits laitiers sont mal digérés par les chiens qui ont souvent peu ou pas du tout l’enzyme nécessaire pour digérer le lactose. Tout comme chez les humains, les chiens intolérants au lactose peuvent avoir des flatulences et des diarrhées. Le fromage et le yaourt sont mieux tolérés car ils contiennent moins de lactose. Bien que quelques rares chiens tolèrent bien le lait, d’une manière générale, préférez les produits laitiers fermentés.

Aliments pour bébés

Avant de donner un aliment pour bébé à votre chien, vérifiez qu’il ne contienne pas de poudre d’oignon, qui peut être toxique pour votre chien.

Aliments avariés

La moisissure que l’ont trouve sur la plupart des aliments avariés contient des toxines telles que la pénicilline ou des mycotoxines trémorgènes. Les symptômes se traduisent par des tremblements et des crises pouvant durer plusieurs heures ou même plusieurs jours. Ce type d’empoisonnement est considéré comme un cas d’urgence et un traitement médical est nécessaire pour contrôler les tremblements et détoxiquer le chien. Faites particulièrement attention avec le bac à compost qui pourrait se trouver dans votre jardin.

Antigel

L’antigel à un goût agréable pour les chiens et les chats. Même une très petite quantité d’antigel peut être fatale. Si vous soupçonnez que votre animal a ingéré de l’antigel, contactez immédiatement votre vétérinaire. Afin d’empêcher l’éthylène glycol d’être absorbé par le foie, le vétérinaire va administrer de l’éthanol à votre animal afin de contrecarrer les effets de l’éthylène glycol. Plus le traitement est administré rapidement, plus les chances de survie sont grandes. Une fois que les reins commencent à être atteints, la plupart des animaux ne survivent pas. Les symptômes d’une intoxication à l’antigel dépendent du laps de temps qui suit l’ingestion.

Les symptômes peuvent apparaître déjà 30 minutes après l’ingestion de l’antigel et durer environ 12 heures. Les premiers symptômes sont un comportement déprimé (l’animal est couché et n’as pas d’intérêt pour ce qu’il se passe autour de lui), des vomissements, des pertes d’équilibre (l’animal semble soûl), des tremblements, des crises, une soif excessive, une urination fréquente. Après le premier stade, l’animal peut sembler aller mieux mais ils se sentira beaucoup plus mal après un jour ou deux, quand les reins commenceront à défaillir. La quantité d’urine diminuera fortement dans la plupart des cas. A ce stade, le foie aura transformé l’éthylène glycol en substances beaucoup plus dangereuses. Les autres symptômes peuvent très bien passer inaperçus pendant plusieurs jours alors que des dommages irréparables sont en train de se produire. Puis les vomissements peuvent réapparaître, ainsi qu’un manque d’appétit, de la déshydratation, une incapacité à uriner, de la salivation, des tremblements des ulcères dans la bouche, le coma ou la mort. Les animaux qui souffrent d’une défaillance rénale suite à une intoxication à l’antigel peuvent parfois être sauvés grâce à un traitement agressif. Certaines vétérinaires spécialisés peuvent mettre l’animal sous dialyse. Malheureusement, les dommages aux reins sont souvent graves et irréversibles. Des transplantations de reins ont été effectuées avec succès chez certains chiens et chats mais tous les animaux ne sont pas de bons candidats pour ce type de chirurgie et le manque de donneurs d’organes empêche les bons candidats d’y avoir recours.

ADOPTER UN CHIEN DANS UNE FAMILLE AVEC ENFANT(S)

L’ONE a lancé une campagne de prévention afin de prévenir des accidents tels que morsures de chiens notamment en diffusant une brochure intitulée « L’enfant et le chien- de la sécurité à la complicité » (2007). Cette brochure reprend de nombreuses consignes à appliquer au sein des familles composées d’enfant(s) et de chien(s). Nous allons ici en reprendre quelques unes afin d’avoir un maximum de conseils pour accueillir au mieux votre nouveau venu et afin qu’un équilibre s’installe dès le premier jour.

Tant pour l’enfant que pour le chien, des règles, des limites doivent être mises en place par les parents dès l’arrivée du chien. La stabilité de ces règles et ces limites sera primordiale pour une entente harmonieuse entre tous les membres de la famille. Les parents doivent adopter un comportement adéquat et cohérent.

Le message le plus pertinent et prôné par l’Office de la petite enfant est de « ne jamais laisser l’enfant seul avec le chien ».

Dans le cas où vous avez un chien et vous attendez un enfant,

voici quelques conseils afin que le chien accepte au mieux l’arrivée du nouveau venu :

– Bien connaître son chien et ses réactions, analyser son comportement avec des bébés, des enfants, le sociabiliser un maximum ; si de gros problèmes comportementaux existent faire appel à un vétérinaire ou à un comportementaliste (le statut hiérarchique du chien dans certains cas devra être corrigé).

– Diminuer l’attention portée au chien au fur et à mesure de la grossesse afin que le chien ne vive pas du jour au lendemain une diminution de votre attention envers lui.

– Ramener des linges souillés de la maternité afin que le chien s’habitue aux nouvelles odeurs.

– Lors du retour de la maternité, laissez le chien venir spontanément vers le nouveau-né (sous étroite surveillance !).

– Accordez de l’attention au chien lorsque le bébé est là, ainsi le chien associera l’enfant à un moment de plaisir (surtout ne pas rejeter son chien lorsque le bébé est dans nos bras).

– L’hygiène du panier, des gamelles, être vigilant à la date de vaccination, aux traitements parasitaires sont indispensables à une cohabitation en toute sécurité.

Un petit conseil supplémentaire est d’investir d’un parc à barreaux dès la naissance, afin que le nouveau soit en hauteur et protégé dans sa nacelle par exemple. L’installation de barrière de sécurité pour enfants entre les pièces de la maison permettront aussi à la maman ou au papa de s’absenter quelques instants en pouvant facilement séparer chien et bébé.

Quelques règles d’or que votre enfant doit connaître :

– Respecter son chien ; ce n’est pas un jouet.

– Respecter son panier, ses gamelles, son coin à lui.

– Ne pas se laisser lécher par son chien.

– Ne pas laisser un enfant seul en présence de son chien, ni aucun autre d’ailleurs.

– Confier des tâches à l’enfant en fonction de son âge. Le responsabiliser, le faire participer à la vie du chien (donner la friandise du jour, remplir les gamelles d’eau, tenir la laisse, brosser le chien,… ceci peut être fait dès le plus jeune âge… toujours sous étroite surveillance des parents évidemment !).

– Ne pas approcher un chien que l’on ne connait pas ; les enfants nés au milieu d’un ou de plusieurs chiens sont vite attirés par des chiens étrangers, il est important d’expliquer qu’un chien n’est pas l’autre et qu’il faut demander la permission des parents et du propriétaire du chien avant de la caresser).

– Observer son chien et ses réactions ; que l’enfant sache que lorsque le chien dort ou se retire sur son panier, c’est qu’il veut être tranquille et qu’il jouera alors plus tard avec l’enfant,….

– Établir une hiérarchie, l’enfant et les parents doivent rester les chefs de meute, le chien doit garder une position de « dernier » ; si un chien couché dans un canapé grogne à l’approche d’un enfant ou se retourne sur un enfant même sans vraiment mordre, il est grand temps de remettre le chien à sa place, de le descendre du canapé dans le cas cité et de revoir en famille les règles et limites établies (ne pas hésiter à téléphoner et expliquer au vétérinaire tout comportement inadéquat afin de trouver au plus vite une solution).

Quelques réflexions générales avant d’adopter un chien :

– C’est une décision familiale, CHAQUE membre de la famille devra s’investir d’une manière ou d’une autre.

– C’est un financement familial ; nourriture, vaccination, frais lors des vacances,…

– C’est une organisation familiale ; qui fait quoi ? Organisation de l’espace, endroit où le chien peut se réfugier, dormir, manger,…

– C’est un engagement à long terme, l’espérance de vie d’un chien varie entre 12 et 20 ans en fonction des races. La stabilité pour un chien est primordial à son épanouissement ; un chien se vouera corps et âme à son/ses maîtres toute sa vie.

Avant toute adoption, il faut se renseigner sur le caractère du chien afin de voir s’il correspondra à une vie de famille avec enfants. Car en plus de la race, le tempérament du chien et ses réactions seront déterminants. Signaler la présence ou la future venue d’un enfant est très important lors de toute demande d’adoption. La personne responsable, seule personne qui a rencontré et connait réellement les chiens à adopter, sera toute attentive au choix du galgo par rapport à ce critère. Manipuler le chien, le coucher, lui ouvrir la gueule, voir ses réactions lors d’un cri, lorsqu’on frappe des mains, seront des petits trucs pour déterminer le niveau de soumission du chien et ses réactions lors de bruits, cris ou autres.

Le lévrier est souvent conseillé lorsqu’on décide d’adopter un chien alors que l’on a des enfants. Son tempérament calme, tendre et affectueux regroupe des qualités non négligeables à bonne cohabitation avec des enfants. Le galgo est réputé pour tolérer très bien les enfants et leurs attentions parfois trop enthousiastes. Mais rappelons que le comportement des maîtres (adultes et enfants) reste le facteur clé dans la réussite d’une cohabitation équilibrée et que le comportement du chien sera directement lié à celui-ci.

Et terminons par l’aspect bénéfique du contact quotidien d’un enfant avec un/des chiens.

Le chien a auprès de l’enfant un rôle de confident, il est un compagnon qui le valorise, un copain de jeux et de ballades. L’enfant acquiert des responsabilités et doit les gérer, il se sent utile dans les soins donnés au chien, il se sent aimé, joyeux,… De plus, l’observation de son chien, ses vaccins, ses bobos, etc sont un apprentissage dans la vie d’un enfant.

Si des règles sont mises en place, qu’un respect des uns et des autres existe, que la prudence est toujours de rigueur, rien de tel que de voir des liens d’amitié et d’amour entre un chien et un enfant…
enfants

LE SYNDROME DE DILATATION TORSION DE L’ESTOMAC CHEZ LE CHIEN

Le SDTE est une affection qui débute avec la distension de l’estomac par des aliments, des liquides comme l’eau de boisson ou par de l’air si pour une raison ou une autre le chien a une respiration haletante.

Lorsqu’il est dilaté, l’estomac tourne sur lui même , la plupart du temps dans le sens des aiguilles d’une montre ; il en résulte une occlusion totale ou partielle de la voie d’entrée depuis l’œsophage et de la voie de sortie vers l’intestin et les aliments, les liquides et l’air accumulés dans l’estomac ne peuvent plus en sortir.

Suite à la distension et à la torsion, l’apport sanguin au niveau de la paroi de l’estomac est compromis et elle peut se nécroser partiellement ou intégralement. Le risque de nécrose gastrique est d’autant plus élevé que le délai avant la prise en charge a été long.

Une autre conséquence grave est l’occlusion de la grosse veine (la veine cave) qui ramène le sang de tout l’arrière du corps, s’en suit très rapidement une insuffisance de vascularisation des organes et l’animal entre très rapidement dans un état de choc qui peut être mortel s’il n’est pas traité rapidement.

COMMENT RECONNAÎTRE LES SYMPTÔMES D’UN SDTE ?

Il faut savoir que de nombreuses races de grands et de très grands chiens sont prédisposées, autant les mâles que les femelles.

Les signes cliniques sont :

– Agitation et anxiété

– Efforts de vomissement improductifs

– Distension de l’abdomen

– Pâleur des muqueuses (gencives, babines…)

– Fréquence cardiaque très élevée mais pouls très faible.

QUEL EST LE TRAITEMENT DU SDTE ?

La situation peut se dégrader et l’animal s’affaiblir très rapidement, c’est pourquoi un traitement énergique d’urgence est indispensable :

– Mise en place de perfusions et administration de médicaments pour lutter contre l’état de choc.

– Procédures de décompression de l’estomac (trocart et/ou sonde gastrique)

– Réanimation médicale en soins intensifs.

– Dès que son état le permet, l’animal est opéré le plus rapidement possible, son estomac est repositionné et fixé à la paroi de l’abdomen dans le flanc droit.

Cette chirurgie porte le nom de gastropexie.

– Si une zone de nécrose de la paroi gastrique est décelée, le chirurgien procède à son ablation (=gastrectomie)

– Si une plage trop importante de l’estomac est atteinte, le pronostic devient extrêmement sombre voire désespéré et l’euthanasie de l’animal est recommandée.

– Si l’estomac n’a pas pu être vidé à la sonde ou s’il contient des corps étrangers, il doit être ouvert, cette chirurgie s’appelle la gastrotomie.

– La rate se situe au niveau de la grande courbure de l’estomac et il arrive qu’en cas de SDTE, elle soit également tordue et/ou abîmée.
Dans ce cas, elle doit être enlevée (splénectomie).

NB: Les chiens peuvent mener une vie tout à fait normale après splénectomie.
Dans 40% des cas, les chiens atteints de SDTE présentent des troubles du rythme cardiaque potentiellement mortels et nécessitant un traitement tout à fait particulier.

QUELS SONT LES RISQUES ET LES COMPLICATIONS POSSIBLES ?

– Risque anesthésique certain même si les protocoles modernes sont très sécurisés et le monitoring très pointu.

– Les risques d’infection sont minimes.

– En revanche, les arythmies cardiaques sont très courantes, peuvent apparaître jusqu’à plusieurs jours après l’opération et sont potentiellement mortelles.

– En cas d’état de choc, suite à la défaillance de plusieurs organes, des troubles de la coagulation mortels peuvent survenir.

– Le lâchage de l’attache de l’estomac sur la paroi de l’abdomen est rarissime.

– La dilatation chronique de l’estomac est possible mais peu fréquente, elle est due à un défaut fonctionnel du muscle de l’estomac.

– Toutes ces complications post-opératoires sont très difficiles à prévoir ; en général, les chiens ne présentant pas de nécrose gastrique ont un pourcentage de survie meilleur : 90% sans gastrectomie mais 50% avec gastrectomie. (pour autant que le diagnostic et la prise en charge du SDTE soient très précoces).

SOINS POST-OPÉRATOIRES ET CONVALESCENCE.

– Après l’intervention, des soins intensifs sont indispensables: médications diverses, perfusions, surveillance de la pression artérielle, monitoring cardiaque….

– Le chien doit être mis au repos avec activité restreinte pendant 3 à 4 semaines, sorties autorisées uniquement en laisse, jeux, sauts et courses en liberté sont strictement interdits.

– Après un SDTE, la gestion de l’alimentation des chiens doit être très précise : la ration alimentaire doit être divisée en plusieurs petits repas et il faut clairement limiter les exercices dans les 2h qui suivent la prise de nourriture.

NB: Ces consignes alimentaires font également partie des mesures possibles de prévention du SDTE.

HYGIÈNE PRÉVENTIVE ET CHIRURGIE PROPHYLACTIQUE.

– Gestion de l’alimentation et de l’exercice (cf + haut)

– Afin de minimiser au maximum le risque de SDTE, il est possible de pratiquer une chirurgie préventive consistant en la fixation de l’estomac exactement comme dans le cas d’un SDTE, sauf qu’elle se réalise sur un animal en bonne santé, en pleine forme, soit par laparoscopie, soit, chez les chiennes, au moment de la stérilisation. Cette pratique présente peu de risques, un temps d’anesthésie et un temps d’hospitalisation plus court et un coût beaucoup moins élevé que dans le casd’un SDTE. Elle est vivement conseillée chez les tout grands chiens comme le Dogue Allemand, le Saint-Bernard, l’Irish Wolfhound etc…

A RETENIR IMPÉRATIVEMENT:
Le pronostic d’un SDTE est intimement lié à la précocité du diagnostic et à la rapidité d’une prise en charge énergique et efficace.

Si vous êtes le propriétaire d’un lévrier, gardez précieusement ce document que vous pourrez présenter à votre vétérinaire si pour une raison ou une autre votre lévrier devait subir une anesthésie générale.

Chez le lévrier, les périodes d’anesthésie et de réveil sont prolongées et donc les thiobarbituriques ne peuvent pas être employés comme agents anesthésiques à action ultra courte. Selon une étude, les lévriers ont besoin de 45 minutes à 8 heures pour se remettre de la dose de thiopental administrée. Les chiens croisés réussissent à se lever et se déplacer entre 1et 2 heures après administration. Le lévrier quant à lui restera plusieurs heures dans un état semi-comateux caractérisé par des mouvements de pédalage, des débattements et des hurlements.

On peut attribuer l’effet prolongé des thiobarbituriques au faible taux de gras corporel chez les lévriers. Ils ont 16 % de leur poids corporel sous forme de gras alors que chez les chiens croisés de poids semblable on compte 35 %.  Chez le lévrier, les concentrations sériques restent plus élevées pendant le réveil par rapport aux autres races.

Le propofol est considéré comme étant un agent d’induction et d’anesthésie sécuritaire chez les lévriers. Leur réveil est beaucoup plus rapide avec le propofol qu’avec les thiobarbituriques.

Chez les lévriers, lors d’anesthésies, les protocoles permettant un réveil rapide et en douceur sont visés pour éviter les blessures au réveil. Ils sont prédisposés aux problèmes d’hypotension lors d’anesthésie. L’administration de fluides intraveineux lors de chirurgie est alors toujours recommandée.  Ils sont aussi prédisposés à l’hypothermie (faible taux de gras, poils très courts, grande surface par rapport au poids) qui peut prolonger l’anesthésie et causer une dépression du système cardio-respiratoire.

Après l’induction, l’anesthésie gazeuse est la technique la plus sûre.  Elle permet de contrôler la quantité d’anesthésique instantanément. Elle fait également appel aux agents anesthésiques les moins toxiques comme l’Isoflurane.
Le réveil et la récupérations sont plus rapides.