Dernier séjour aux refuges en 2017

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Lundi 11 décembre

Aéroport de Charleroi, il fait gris, noir, triste … Je regarde autour de moi, toutes ces personnes qui comme moi attendent « porte 7 » pour embarquer vers des cieux plus bleus … destination Séville.  L’attente semble interminable et c’est finalement avec une demi heure de retard que nous décollerons. Le vol ne dure pas trop longtemps mais suffisamment pour se refaire « le film », se poser un tas de questions : combien de galgos dans le refuge ? Nicolas aura-t-il mis la vidéo du dernier retour en ligne ? Combien seront-ils pour préparer la salle vendredi en vue du retour ? … bref, vous l’avez compris, des questions existentielles !..  20 heures, ça y est, les lumières de l’avion s’éteignent, nous allons bientôt atterrir. Ici, il fait sec, enfin maintenant car il parait qu’il a plu toute la journée … 21 heures je suis à la FBM.

Les aboiements, les pleurs, les plaintes … A mon avis ils doivent être plus de 500 galgos !

Mardi 12 décembre

Ma nuit a été très agitée, …je n’ai presque pas fermé l’œil de la nuit.

Ils sont près de 700 galgos !

Une fois n’est pas coutume, je commence mon séjour par l’infirmerie. Je découvre ceux qui, grâce aussi à votre aide, sont soignés, opérés, convalescents. Je vois Jara, la timide, Toledano, le tendre, Vista … le soleil. Tout juste le temps de saluer Pistachin … il quitte le refuge,il sera opéré dans le courant de la journée.

Je traverse le hall d’entrée et passe près de deux dames, elles ont une galga à leurs côtés. Elle est rousse (la galga), avec des yeux maquillés de noir et de très longs cils noirs aussi. C’est tout ce que je vois mais je ne sais pas pourquoi, je reviens sur mes pas, j’ai cette étrange sensation de déjà la connaître. Ana, derrière le comptoir me regarde en souriant et moi, les yeux en point d’interrogation l’interroge du regard. Alors, Ana m’explique que les dames ont croisé la galga, elle errait seule dans les rues de Dos Hermanas, certainement abandonnée par son galguero …

A-t-elle déjà un nom ?…Elle s’appelle Herraiz. Depuis quelques semaines je suis le nez dans les dictionnaires de prénoms : les grecs, les hébreux … mais Herraiz, ça vient d’où ? C’est basque et signifie : l’endroit des genêts ce patronyme précise la localisation de la demeure ancestrale …

Herraiz et moi partons pour la visite vétérinaire, la vaccination et autres prise de sang, pesée etc … Et puisque manifestement tout comme moi Herraiz avait le sentiment de déjà me connaître, c’est tout naturellement qu’elle et moi sommes parties  presque « bras dessus, bras dessous ». L’évaluation d’Herraiz va durer … longtemps car elle me suit, reste à mes côtés tant et si bien qu’il m’est impossible de la photographier. Moments de tendresse, elle et moi nous nous réconfortons mutuellement.

Il y a des jours comme cela où les rencontres se font par hasard. Aussi vais-je croiser la route de Fulvia, jolie galga à la robe marron avec un merveilleux caractère…

Je passe un moment avec Liora … Liora était arrivée au refuge en novembre dernier alors que moi je le quittais. Elle arrivait tout juste de la perrera et nous n’avions pas eu assez de temps pour vraiment faire connaissance alors aujourd’hui, nous avons rattrapé cela.

Enfin, il y aura Benji et Litri les deux poilus au cœur tendre.  Il est un peu plus de 18 heures lorsque je les ramène à leur enclos.

C’est ainsi que se termine cette première journée passée à la FBM.

Liora
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